vendredi 7 mai 2010

Communiqué de presse du comité de soutien à Nguyen Tien Trung (7 Mai 2010)



Point sur l’état de santé de Nguyen Tien Trung détenu depuis le 7 Juillet 2009.

Selon ses parents, Nguyen Tien Trung serait en bonne santé. Il fait 1000 pompes par jours pour s’occuper. Il aimerait lire des livres d’informatique, mathématiques et romans en français et anglais mais il est interdit d’introduire dans la prison des ouvrages qui ne seraient pas en vietnamien.

Le comité de soutien à Nguyen Tien Trung s’est rassemblé les 1er et 2 mai 2010 à Rennes. Etaient présents : Quoc Nam et son épouse My Duyen (tous deux membres réguliers du comité), Hoai Nam Nguyen (frère de Nguyen Tien Trung et vice-président du comité), Philippe Echard (Président du comité) et son épouse Zoubida Jadda (membre régulière du comité), Marie-Jo Pédrono (membre régulier du comité) et Séverine Denis (Vice-présidente du comité).

Les activités du comité lors de ce week-end ont été :

- Le 1er mai : réunion « bilan » : bilan des activités déployées et de celles à mettre en place.

- Le 2 mai : visite d’une exposition sur les « boat people » au centre des « Champs Libres » à Rennes.

Lors de la réunion du 1er mai, le comité de soutien a décidé :

- De faire parvenir à Trung des colis de façon régulière. Ces colis contiennent uniquement de la nourriture.

- De renforcer ses actions en partenariat avec des comités de soutien impliqués dans la lutte pour la libération de dissidents vietnamiens.

La visite de l’exposition a été intense en émotions et nous a permis de mettre en parallèle le combat des boat people avec celui de Trung pour la liberté.

Le comité participera au rassemblement organisé par Amnesty International le 16 mai à Londres. Ce rassemblement a pour but de demander la libération des prisonniers politiques au Vietnam.

jeudi 29 avril 2010

Vietnam: les condamnés font appel (Figaro)

Source: Figaro
Les Vietnamiens condamnés à des peines allant jusqu'à seize ans de prison pour tentative de subversion du régime communiste de Hanoï devraient être jugés en appel le 11 mai à Ho Chi Minh-Ville (ex-Saïgon, sud), selon une source au sein de la Cour aujourd'hui.
"Le procès se tiendra le 11 mai", a-t-elle indiqué à l'AFP.

En première instance en janvier, Le Cong Dinh, avocat connu pour sa défense de confrères militants des droits de l'homme, Nguyen Tien Trung, blogueur-informaticien formé en France, et deux autres hommes, Tran Huynh Duy Thuc et Le Thang Long, avaient été reconnus coupables d'"activités visant à renverser l'administration du peuple". Le crime est passible de la peine de mort.

Selon la source au sein de la Cour, seuls Dinh, Thuc et Long, condamnés à des peines respectives de cinq, 16 et cinq ans de prison, ont fait appel.
Trung qui avait écopé de sept ans, ne conteste pas sa condamnation, mais parce qu'il est impliqué dans l'affaire, il devra tout de même être présent lors de l'appel, a-t-elle précisé.

En janvier, la Cour avait accusé les quatre hommes d'avoir porté "atteinte à la sécurité nationale". Elle leur avait reproché leur défense du multipartisme, une "collusion" avec des groupes "réactionnaires exilés à l'étranger" et d'avoir tenté de renverser le gouvernement par des moyens "non violents", notamment par de la "propagande" anti-régime sur internet.

Le procès, d'une journée, avait valu une pluie de critiques à Hanoï, de l'Union européenne, des Etats-Unis et d'organisations de défense des droits de l'homme et des médias.
Diplomates occidentaux et militants des droits de l'homme dénoncent depuis plusieurs mois une détérioration de la situation de ces droits au Vietnam. Certains n'excluent pas un lien avec l'approche du prochain congrès du Parti communiste au pouvoir, début 2011.
Depuis octobre, au moins 20 militants ont été condamnés à de la prison ferme dans le pays.

dimanche 14 mars 2010

Reporters sans frontières et Google remettent le Prix du Net-citoyen

Source: lematin.ch

À la veille de la Journée mondiale contre la cybercensure, Reporters sans frontières décernera ce soir le premier "Prix du Net-citoyen" avec le soutien de Google. La cérémonie se tiendra dans les locaux de Google France, à Paris, en présence du lauréat.

Les personnalités nommées pour le prix sont des journalistes professionnels, des blogueurs ou de simples internautes. Ils ont tous oeuvré pour la promotion de la liberté de circulation de l'information sur Internet, en étant auteur, ou simple relais d’articles sur Internet, ayant permis d'en porter la connaissance au plus grand nombre.

Le ou la lauréat(e) recevra une dotation de 3700 francs. Les nommés pour le Prix du Net-citoyen 2010 sont :

Yoani Sánchez, Cuba
Havanaise, née en 1975, Yoani Sánchez a contribué à la plateforme Internet dissidente, Desdecuba, avant de fonder en 2007 son propre blog, Generación Y. Blogueuse citoyenne, Yoani Sánchez entend par ce support contribuer à la fois à la promotion d’une société civile sur l’île, et rendre compte au plus près de la situation socio-économique de Cuba aujourd’hui. Yoani Sánchez défie pacifiquement le régime castriste qui ne tolère pas de presse en dehors du contrôle direct de l’État. L’île compte à ce jour vingt-cinq journalistes emprisonnés pour leur dissidence et Internet y est sévèrement contrôlé. Après une timide période d’ouverture inaugurée par l’accession de Raúl Castro au pouvoir, Yoani Sánchez a récemment dénoncé les obstacles dont font toujours l’objet des Cubains voulant accéder à une meilleure connexion dans les grands hôtels touristiques. Lauréate du prix Ortega y Gasset décerné par le quotidien El País, Yoani Sánchez n’a jamais obtenu d’autorisation de sortie de l'île.

Tan Zuoren, Chine
Originaire de Chengdu, Tan Zuoren est emprisonné pour avoir enquêté sur les suites du tremblement de terre qui a ravagé sa province du Sichuan (Sud-Ouest). Ecrivain environnementaliste et ancien rédacteur du magazine Wenhuaren (Les intellectuels), il a également collaboré avec le site 64tianwang.com du cyberdissident Huang Qi, également emprisonné. À la suite du terrible séisme du Sichuan, Tan Zuoren, soutenu par l’artiste d'avant-garde Ai Weiwei, s'est lancé dans une enquête pour établir le nombre d’enfants tués par l'effondrement de leurs écoles. Il met alors en place "L'archive des étudiants du 12.05" qui vise à collecter une base de données sur les jeunes victimes de ces bâtiments de mauvaise qualité surnommés les "écoles en tofu". Le blogueur appelle les internautes à se mobiliser pour établir la vérité. Tan Zuoren est harcelé par les autorités chinoises, avant d'être arrêté le 28 mars 2009, et accusé "d’incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat". Il a été condamné à cinq ans de prison le 9 février 2010.

Tamer Mabrouk, Egypte
Tamer Mabrouk est le premier blogueur égyptien poursuivi en justice par une entreprise. En mai 2009, il a été condamné à payer une lourde amende (45 000 livres égyptiennes soit environ 8000 francs) pour “diffamation” et “outrage” à l'encontre de l'entreprise Trust Chemical Company. Face au silence d'autorités visiblement complices, Tamer Mabrouk a utilisé son blog pour révéler l’implication majeure de cette société dans la dégradation de l’environnement, les pratiques de licenciements abusifs et la corruption des notables locaux. Tamer Mabrouk est le symbole d’un mouvement de protestation sur Internet issu de la population égyptienne. En dépit de nombreuses sanctions judiciaires, une blogosphère a réussi à s’imposer en devenant un refuge pour la liberté d’expression. L’Egypte compte le plus fort taux de pénétration d’Internet sur le continent africain avec 20% de sa population qui surfe sur la Toile. Cet engouement pour l'information en ligne a conduit à un durcissement de la réponse gouvernementale et judiciaire. Une plainte par jour est déposée contre un journaliste ou blogueur égyptien depuis le début de l’année 2009. Malgré des conditions de vie précaires et son isolement suite à sa condamnation, Tamer Mabrouk continue de publier sur son blog.

Ingushetiyaru, Russie
Ingushetiyaru est le seul portail d’information indépendant en ingouche, langue parlée en Ingouchie et en Tchétchénie. Dans l’environnement difficile de ces deux républiques du Caucase russe, en proie à la violence et à des gouvernements provinciaux répressifs, Ingushetia.org remplit sa mission avec courage et ténacité. Le site traite principalement des conditions de vie des populations, et s’est fait une spécialité d’enquêter sur les violations des droits de l’homme et les disparitions de civils. Cette audace lui a valu de nombreuses poursuites judiciaires. Le 26 mai 2006, un tribunal de Moscou ordonne la suspension du site pour "extrémisme" ; son propriétaire, Magomed Yevloyev, est alors prié de "cesser toute activité sur Internet". A la réouverture du portail, les autorités tentent de dévier le flux des internautes vers un site pornographique et créent ingushetiyaru.net pour tromper les lecteurs. Le 31 août 2008, Magomed Yevloyev est abattu après son arrestation par des membres du ministère ingouche de l’Intérieur. La rédactrice en chef trouve refuge à l’étranger pour sauver sa vie et celle de ses enfants. Privé de moyens financiers après l’assassinat toujours impuni de son propriétaire, l’exil de sa rédactrice en chef et les cyber-attaques dont il est fréquemment l’objet, le site persévère dans son travail d’information au milieu du désert médiatique ingouche.

Nguyen Tien Trung, Vietnam
C'est lors de ses études d'ingénieur en France que Nguyen Tien Trung a entamé son engagement en faveur de la démocratie dans son pays d'origine. Né en 1983, le jeune blogueur s'est fait connaître en publiant sur Internet une lettre ouverte au ministre de l'Education critiquant la main-mise idéologique sur l'enseignement au Vietnam. Diplôme en poche, il a créé une association de jeunes démocrates, tout en continuant à diffuser sur Internet des articles et commentaires sévères à l'encontre des autorités d'Hanoï. De retour au Vietnam, harcelé par les autorités, Nguyen Tien Trung est appelé à effectuer son service militaire, en mars 2008. Mais il ne rentre pas dans le rang et refuse de prêter allégeance au Parti communiste. Début juillet 2009, il est expulsé de l'armée et arrêté dans la foulée. Le jeune homme est détenu pendant plusieurs semaines au secret dans des conditions difficiles. La police lui extorque des aveux sur ses relations avec des organisations dissidentes basées à l'étranger. Jugé en même temps que trois autres militants, il est condamné, le 20 janvier 2010, à sept ans de prison, et trois ans d’assignation à résidence, pour « avoir mis en danger la sécurité nationale » en « organisant des campagnes en collusion avec des organisations réactionnaires basées à l’étranger », destinées à « renverser le régime du peuple avec l’aide d’Internet. »

Les cyberféministes iraniennes de "Changement pour l'égalité"
Conçu par une vingtaine de femmes, la plupart blogueuses et journalistes, le site Changement pour l’égalité a vu le jour en septembre 2006 pour promouvoir la campagne baptisée "Un million de signatures pour obtenir la modification des lois

discriminatoires envers les femmes". Près de quatre ans après le début de cette campagne, il est devenu une source d’informations de référence sur le droit des femmes dans la société iranienne. Dans un pays gouverné par le fondamentalisme, l’activité de ces “cyberféministes” a, par exemple, permis de remettre en cause un projet de loi facilitant la polygamie, début
septembre 2008. Les manifestations qui ont suivi l’élection présidentielle contestée de juin 2009 s'expliquent en partie par la participation exceptionnelle des femmes iraniennes au développement de la société civile. Au mépris des convocations incessantes et des fermetures répétées, les cyberféministes iraniennes ont créé de nouveaux espaces d'expression. Plus de cinquante militantes ont été convoquées, arrêtées et emprisonnées depuis le lancement du site. Les journalistes féminines en ligne révèlent au monde les exactions subies, ces derniers mois, par les manifestants et la population en général.

vendredi 5 février 2010

Manifestation devant l'Unesco à Paris, samedi 6 février 2010

Le rassemblement à côté du bâtiment de l'Unesco à Paris à l'occasion de la fête de nouvel an Vietnamien a eu lieu de 15h30 à 17h le 6 février 2010.
Les membres du Comité de soutien de NGUYEN Tien Trung étaient présents :
  • Hoai-Nam NGUYEN
  • Ke-Vu NGUYEN
  • Quoc Nam NGUYEN
  • Séverine Denis
Avec la participation officielle de Reporters Sans Frontières: Lucie Morillon et 4 autres collaborateurs de RSF.

Avec les mégaphones, Séverine Denis a informé les visiteurs sur la situation actuelle au Vietnam. Tout le monde a hurlé : « liberté pour tous, liberté pour Nguyen Tien Trung, liberté pour Le Cong Dinh… »
Les membres du comité de soutien portaient des masques pour symboliser l'interdiction de la liberté d'expression au Vietnam

Mr. NGUYEN Quoc-Nam est entré dans le bâtiment de l'UNESCO pour distribuer des tracts aux visiteurs et les informer de la situation réelle au Vietnam.
Quelques photos



Le contenu du tract distribué

Nouvel An Vietnamien (Têt) 2010 au Palais de l'UNESCO:

Appel à la conscience !

VOUS ALLEZ FETER DANS LA JOIE LE NOUVEL AN VIETNAMIEN organisé par « l’Union Générale des Vietnamiens de France » qui a décidé de célébrer l’arrivée de l’année du Tigre (Têt Canh Dân) avec un programme haut en couleurs et soutenu par le Parti Communiste Vietnamien.

Mais savez-vous ce qui se passe actuellement au Vietnam ?

Le Vietnam est encore sous le joug de la dictature communiste (comme la Corée du Nord ou la Chine). Une façade souriante destinée aux touristes cache les persécutions des démocrates, des intellectuels, des religieux qui ne demandent que la liberté de culte, d’expression, de penser, les libertés fondamentales de l’homme.

Aujourd’hui, nous sommes indignés par les arrestations de l’avocat défenseur des droits de l’homme Le Cong Dinh et des militants des droits de l’homme Nguyen Tien Trung, Le Thang Long, et Tran Huynh Duy Thuc . Le 20 janvier 2010 un procès politique digne des temps staliniens que l’on croyait révolus, s’est tenu. Ils ont été condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement.

Leur véritable crime, aux yeux des autorités, est d’avoir demandé plus de liberté dans leur pays. C’est une valeur universelle qui ne peut être qualifiée de crime ! Ils ont payé de leur liberté pour avoir exercé ce droit fondamental de penser et de revendiquer plus de liberté, plus de démocratie de manière tout à fait pacifique.

Le blogueur de 27 ans Nguyen Tien Trung par exemple a notamment pu expérimenter, au cours de ses études en France, la libre expression et apprécier le sens du mot démocratie. il a fondé l’Association « Assemblée des Jeunes pour la Démocratie au Vietnam ». De retour au Vietnam, il a osé persister à demander la démocratie pour son peuple. Nous vous parlons plus particulier de lui car il symbolise à nos yeux la jeunesse vietnamienne avec ses rêves d’une vie meilleure, jeunesse que le Parti Communiste Vietnamien est en train de bâillonner, persécuter, avec pour but de l’étouffer comme le Parti Communiste Chinois le fit à Tian An Men.

Quelle sera la prochaine étape pour ces contestataires au Vietnam ? L’exécution ignominieuse de traîtres à la patrie comme en Iran en ce moment même ?

Vous qui avez décidé d’assister à cette « Fête », sachez qu’un nombre innombrable de vietnamiens démocrates passeront cette nuit au fin fond d’une geôle sinistre…

APPEL A LA CONSCIENCE !

Demandez vous qui sont les organisateurs de ce spectacle, qui les soutient ? Ils ne représentent nullement la communauté vietnamienne de France.

Montrez leur ce tract. Il va de soi qu’ils vont tout nier en bloc avec indignation, mais alors recherchez par vous même sur Internet, renseignez vous auprès d’Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters Sans Frontières puisqu’en France vous avez cette chance inouïe de jouir de la liberté de rechercher des informations, de penser…et vous vous rendrez alors compte par vous-même de l’aberration, l’absurdité de ces arrestations et de quel côté doit se trouver l’indignation.

Nous sommes désolés de « gâcher un peu la fête » par ce tract perturbateur, car si vous êtes là ce soir, c’est que vous portez un intérêt à ce magnifique pays qu’est le Vietnam. Mais au nom du peuple vietnamien bâillonné, au nom de tous ceux qui croupissent actuellement dans les geôles communistes, au nom de la jeunesse vietnamienne qui aspire à vivre libre, nous nous devions de parler, de vous interpeller, car chacun sait :

« le silence est une seconde prison », il est aussi complice et peut tuer.

lundi 1 février 2010

On n'oublie pas Trung à l'INSA de Rennes



Le 30 janvier 2010 a eu lieu la journée portes ouvertes à l'Insa de Rennes.
Mme Marie-Jo Pédrono et M. Philippe Échard, M. Edouard Monnier et M. Miklos Molnar (du Comité de Soutien pour Trung), ont profité l'occasion pour tenir un stand afin d'informer les futurs étudiants sur le sort de Trung. Ils ont également distribué des tracts à tous les visiteurs.
Le public a réservé un accueil favorable à cette initiative.
De nombreux visiteurs étaient déjà au courant de la situation de Trung grâce aux journaux et aux reportages à la télé ou à la radio.
Les actions qui visent à réduire sa durée en prison vont continuer jusqu'à sa libération.

vendredi 22 janvier 2010

Revue de presse: Réaction internationale après le procès 20/01/2010

Vietnam : cinq à 16 ans de prison pour quatre dissidents accusés de subversion - AFP

Mercredi, le consul général américain, Kenneth Fairfax, a dénoncé un jugement contraire aux "obligations" internationales du Vietnam en matière de droits de l'Homme et appelé à la libération de tous ceux emprisonnés dans le pays pour "l'expression pacifique" de leurs opinions.

De 5 à 16 ans de prison ferme pour activités subversives - RSF

La famille de Nguyen Tien Trung, qui a fait ses études en France, a fait part à Reporters sans frontières de sa profonde déception face à "ce jugement trop sévère pour des activités pacifiques démocratiques. Nous dénonçons l’accusation portée contre Trung d’avoir tenté de renverser le gouvernement car il ne fait qu’exercer les droits d’un citoyen. Son but est d’assurer un avenir meilleur pour le Viêt-nam, démocratique et respecteux des droits de l’homme. Nous allons continuer la mobilisation pour obtenir sa libération au plus vite".

33 ans de prison ferme infligés en quelques heures à des net-citoyens et militants démocrates - RFI
Pour avoir reconnu leurs fautes à l'ouverture du procès, l'avocat Le Cong Dinh et l'ingénieur formé en France, Nguyen Tien Trung n'ont écopé respectivement que de cinq ans et de sept ans de prison. La peine la plus lourde a été prononcée contre le blogueur Thuc qui, à la barre, a refusé de reconnaître ses erreurs. Il fera seize ans de prison.

Vietnam : cinq à seize ans de prison pour quatre dissidents - Le Monde

Mercredi, Le Cong Dinh, 41 ans, et Nguyen Tien Trung, 26 ans, ont reconnu avoir violé la loi, à l'inverse de Tran Huynh Duy Thuc, 43 ans, et Le Thang Long, 42 ans, dont l'accusation a dénoncé l'attitude "défiante" devant la Cour. Tous ont vu leurs peines de prison assorties de résidence surveillée allant de trois à cinq ans.

Le Vietnam condamne des dissidents, l’Occident déplore - RFI

Pendant ce déplacement, François Fillon n’a pas hésité à citer en exemple le Vietnam comme un « modèle de développement en Asie ».
Au détour d’un toast avec son homologue, le chef du gouvernement français a tout de même évoqué la question des libertés. Paraphrasant François Mitterrand, le Premier ministre a dit sa « confiance dans le fait que l’ouverture économique et les réformes allaient de pair avec le renforcement des libertés publiques. »

mercredi 20 janvier 2010

Nguyễn Tiến Trung condamné à 7 ans de prison ferme à l'issue d'une parodie de procès (communiqué de presse)

Nguyễn Tiến Trung a été condamné ce mercredi 20 janvier à une peine de 7 années de prison ferme assortie d'une période de résidence surveillée de 3 ans.
Détenu depuis le 7 juillet 2009 à la prison de Hô-Chi-Minh-Ville au Viêt Nam, Trung était accusé par son gouvernement de « tentative de renversement du régime du peuple », pour s’être simplement exprimé librement dans son pays et avoir appelé à davantage de liberté et de démocratie.

Il a été condamné à 7 ans de prison à l’issue d’un simulacre de procès, qui aura duré moins d'une journée, pour 4 accusés.
Ingénieur diplômé en informatique de l’INSA de Rennes en 2007, après 5 années d’études en France, Trung a fondé l’Association des Jeunes Vietnamiens pour la Démocratie, qui a acquis une reconnaissance et une renommée internationales.

Le Comité de soutien à Trung dénonce cette parodie de procès dans un pays capable d’enfermer un homme libre en prison pour avoir simplement osé utiliser son droit à la liberté d’expression. Le comité condamne fermement l’issue de ce procès inéquitable, et appelle à la libération immédiate et sans condition de Trung. Le comité appelle enfin les organisations internationales à faire pression avec la plus grande fermeté sur le régime vietnamien.

Communiqué de presse du Comité de soutien à Nguyễn Tiến Trung, mercredi 20 janvier 2010
English version: Nguyễn Tiến Trung sentenced to 7 years of jail after a sham trial (Press Release)