lundi 6 février 2012

Viet Nam - UE : La libération des militants de droits de l’Homme et pro-démocratie constituera le test décisif du dialogue sur les droits de l’Homme

Le tout premier véritable dialogue sur les droits de l’Homme de l’Union Européenne avec le Viet Nam doit s’accompagner de la libération de tous les défenseurs des droits de l’Homme actuellement emprisonnés, en détention ou assignés à résidence, indiquent le Comité Vietnam pour la Défense des Droits de l’Homme (CVDDH) et l’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT).

Le 12 janvier 2012, l’Union Européenne (UE) tiendra son tout premier véritable dialogue annuel sur les droits de l’Homme avec le Viet Nam à Hanoi. L’institutionnalisation d’un dialogue de haut niveau sur les droits de l’Homme fait suite à la conclusion d’un Accord de partenariat et de coopération (APC) entre l’UE et le Viet Nam, dont la signature est prévue à la mi-2012. Le dialogue a lieu alors que la répression contre la dissidence et l’emprisonnement des défenseurs des droits de l’Homme sont continus depuis 2009, les dernières condamnations ayant eu lieu il y a moins de deux semaines.

« La liberté des défenseurs des droits de l’Homme de travailler sans craindre des représailles devrait figurer en bonne place dans l’agenda de ce premier dialogue, et l’UE devrait prendre toutes les mesures nécessaires, avec une volonté politique suffisante, pour faire pression sur le gouvernement vietnamien pour qu’il les protège plutôt que de les envoyer en prison », a dit Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Le 29 décembre 2011, un tribunal de la province de Nghe An, au centre du Viet Nam, a condamné Mme Ho Thi Bich Khuong et le Pasteur Nguyen Trung Ton, deux défenseurs oeuvrant pour les droits sur la terre et la justice sociale, à respectivement cinq et deux ans d’emprisonnement pour avoir eu des « activités sapant l’Etat » et fait « circuler de la propagande contre la République Socialiste du Viet Nam » (article 88 du Code pénal), après que la police eut saisi chez Mme Bich Khuong 78 articles en faveur des droits de l’Homme. Mme Bich Khuong et le Pasteur Ton ont, outre leur peine d’emprisonnement, été condamnés à respectivement trois et deux ans d’assignation à résidence. La presse officielle vietnamienne a également accusé Mme Bich Khuong et le Pasteur Ton d’avoir « collecté des documents et écrit des articles qui entachent la réputation du Parti communiste et du régime socialiste ». Mme Bich Khuong était aussi accusée d’avoir donné des interviews à des médias à l’étranger et rejoint des mouvements pro-démocratie dont le but est de « s’opposer à l’Etat ». Ils sont tous deux détenus dans la province de Nghe An. Mme Bich Khuong a annoncé son intention de faire appel.

Mme Bich Khuong et le Pasteur Ton figurent parmi des dizaines de défenseurs des droits de l’Homme, écrivains et militants harcelés, arrêtés, détenus ou condamnés à des peines de prison ces deux dernières années pour leurs activités en faveurs des droits (Voir la liste non-exhaustive, compilée par le CVDDH, des cas particulièrement préoccupants de défenseurs des droits de l’Homme et activistes en détention ou en résidence surveillée au Viet Nam).

Les porte-parole et diplomates du gouvernement vietnamien déclarent régulièrement que le Viet Nam respecte les droits de l’Homme dans ses lois et en pratique. Au mois de février 2011, le Viet Nam a annoncé son intention de postuler pour un siège au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU en 2013-2016, et est soutenu en cela par les Etats membres de l’ASEAN.

« Le Vietnam croit apparemment qu’il peut produire des engagements sur les droits de l’Homme pour l’exportation et violer ces mêmes droits à l’intérieur du pays », constate Vo Van Ai, président du CVDDH. « Il est grand temps que l’UE exige des réponses du Vietnam quant à cet écart et donne la priorité aux droits de l’Homme dans ses relations bilatérales avec le Vietnam afin de mettre un terme aux assauts actuels contre les libertés fondamentales sur le terrain ». M. Ai demande en particulier à l’UE de faire pression pour la libération de Thich Quang Do, qui est en résidence surveillée de fait sans charge ni procès du fait de son engagement en faveur des droits de l’Homme.

« La liberté de celles et ceux qui défendent les droits des autres est la pré-condition évidente pour un véritable dialogue digne de ce nom. Des progrès véritables et mesurables dans ce domaine doivent être le critère du succès d’un tel dialogue », a dit Gerald Staberock, secrétaire général de l’OMCT.
— Liste non-exhaustive des cas particulièrement préoccupants de défenseurs des droits de l’Homme et d’activistes en détention ou en résidence surveillée au Viet Nam —
Le Patriarche suprême de l’Eglise Bouddhique Unifiée du Vietnam (EBUV) Thich Quang Do, en résidence surveillée sans procès dans le monastère Zen Thanh Minh à Ho Chi Minh Ville. Il est privé de son droit de voyager, ses communications sont censurées et toutes les visites sont contrôlées. Il est privé de ses droits civiques, privé par exemple de son permis de résidence obligatoire (ho khau) sans lequel le citoyen est en situation d’illégalité. Thich Quang Do a passé plus de 29 ans en prison, en résidence surveillée ou en exil intérieur pour ses appels pacifiques en faveur de la liberté religieuse, des droits de l’Homme et de la démocratie. Il a été reconnu victime de détention arbitraire par le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire (Avis 18/2005).

Bien que le blogueur Nguyen Van Hai (alias Dieu Cay), fondateur du Club des Journalistes Libres, aurait dû être libéré au terme de sa peine en octobre 2010, il reste détenu à ce jour, de nouvelles accusations pour « propagande contre l’Etat » ayant été portées à son encontre le 20 octobre 2010. Il avait été condamné à deux ans et demi de prison sous le prétexte fallacieux d’« évasion fiscale » en septembre 2008. Sa famille n’a pas été autorisée à le voir depuis et sa situation actuelle est inconnue. Le 5 juillet 2011, l’épouse de Dieu Cay a été informée par le Lt-Colonel Dang Hong Diep du Département des investigations de la sécurité de Ho Chi Minh Ville que Dieu Cay avait « perdu sa main (ou son bras) » en prison.

Le 4 avril 2011, M. Cu Huy Ha Vu, expert judiciaire et défenseur des droits environnementaux et politiques, a été condamné à sept ans d’emprisonnement et trois ans de résidence surveillée par le Tribunal populaire de Hanoi pour avoir « diffusé de la propagande contre la République Socialiste du Viet Nam » (article 88 du Code pénal), à la suite d’un procès inique où lui ont été déniés ses droits à un procès public par un tribunal compétent, indépendant et impartial. Sa condamnation a été confirmée en appel, le 2 août 2011. Deux semaines avant son arrestation, le 5 novembre 2010, le 21 octobre, M. Ha Vu avait porté plainte contre le Premier Ministre pour avoir signé le Décret 136 de 2006 qui interdit le recours aux actions de groupe.

Le journaliste freelance Truong Minh Duc, condamné à cinq ans d’emprisonnement lors d’un procès inique, le 18 juillet 2008, dans la province de Kien Giang, pour avoir « profité des libertés et droits démocratiques pour porter atteinte aux intérêts de l’Etat » (article 258 du Code pénal), en raison de ses écrits sur la corruption à Kien Giang. L’épouse de M. Truong Minh Duc a indiqué que son mari était en très mauvaise santé et subissait des conditions de détention extrêmement dures. Il a été transféré, début avril 2010, du camp principal K2 de la prison de Xuan Loc, dans la province de Dong Nai, où il se trouvait depuis 2007, vers une section en pleine jungle connue sous le nom de K4.

L’écrivain Nguyen Xuan Nghia, condamné le 9 octobre 2009 par le Tribunal populaire de Haiphong à six ans d’emprisonnement et trois ans de « détention probatoire » (assignation à résidence) pour « propagande contre la République Socialiste du Viet Nam » (article 88 du Code pénal), pour avoir défendu et écrit en faveur des droits de l’Homme et en raison de ses appels pour des réformes démocratiques.

Mme Pham Thanh Nghien, condamnée, le 29 janvier 2010, par le Tribunal populaire de Haiphong à quatre ans d’emprisonnement suivis de trois années d’assignation à résidence pour « propagande contre la République socialiste du Vietnam » (article 88 du Code pénal), pour avoir organisé des manifestations et défendu les droits des paysans à la terre.

L’entrepreneur Internet et blogueur Tran Huynh Duy Thuc, militant pro-démocratie dont les écrits défendent les libertés, a été condamné à 16 ans de prison et cinq ans d’assignation à résidence par le Tribunal populaire de Ho Chi Minh Ville, le 20 janvier 2010, pour « activités visant à renverser l’administration du peuple » (article 79 du Code pénal) en utilisant l’Internet et les blogs pour faire circuler les idées démocratiques. En compagnie d’autres militants, il avait initialement été inculpé pour violation de l’article 88 du Code pénal, c’est-à-dire propagande anti-socialiste, et leurs « confessions » avaient été diffusées à la télévision d’Etat. Les charges ont soudainement été changées en violation de l’article 79, qui relève d’un crime bien plus grave et prévoit la peine capitale. Tran Huynh Duy Thuc a eu une pleine plus lourde que ses co-inculpés parce qu’il a refusé d’admettre avoir commis un crime et demandé la clémence. Les autres membres de son groupe sont :


L’ingénieur en technologie de l’information formé en France et blogueur Nguyen Tien Trung, condamné à sept ans de prison et trois ans d’assignation à résidence pour avoir utilisé Internet pour appeler à des réformes politiques ;

L’homme d’affaire Le Thang Long, condamné à cinq ans de prison et trois ans d’assignation à résidence (réduit à trois ans et demi en appel), également pour avoir publié des appels en faveur de la démocratie sur Internet ;

M. Tran Kim Anh, ancien lieutenant-colonel de l’Armée du peuple, condamné à cinq ans et demi de prison et trois ans d’assignation à résidence pour les mêmes chefs d’inculpation, le 28 décembre 2009, par le Tribunal populaire de la province de Thai Binh pour ses articles en faveur de la démocratie publiés sur Internet.
M. Vi Duc Hoi, militant pro-démocratie qui a écrit en détails sur la corruption et les injustices au Viet Nam, a été arrêté le 27 octobre 2010. Le 26 janvier 2011, il a été inculpé de « propagande contre le gouvernement » et condamné à huit ans d’emprisonnement suivis de cinq ans d’assignation à résidence. Le 26 avril 2011, sa peine de prison a été réduite par la Cour d’appel de la province de Lang Son à cinq ans de prison et trois ans d’assignation à résidence.

MM. Nguyen Van Lia et Tran Hoai An, membres d’une secte religieuse non-reconnue et avocats de la cause de la liberté religieuse, ont été déclarés coupables, le 12 décembre 2011, d’« abus des libertés démocratiques pour porter atteinte aux intérêts de l’Etat » (article 258 du Code pénal) par le Tribunal populaire du district de Cho Moi, dans la province méridionale d’An Giang. Ils ont été condamnés respectivement à cinq et trois ans d’emprisonnement.

Le journaliste Nguyen Van Khuong (nom de plume Hoang Khuong), reporter du journal d’Etat Tuoi Tre (Jeunesse), a été arrêté le 2 janvier 2012 pour avoir dénoncé la corruption dans la police. Il est en détention à Ho Chi Minh Ville pour « manquements professionnels ». En juillet et septembre 2011, Hoang Khuong avait écrit une série d’articles révélant les pots-de-vin reçus par la police de la route. Un policier a été arrêté à la suite de ces articles. Le 28 novembre 2011, le département d’enquête de la police de Ho Chi Minh Ville s’était plaint de ces articles et avait exigé de Tuoi Tre de retirer la carte de presse de Hoang Khuong. Dans le même temps, le Ho Chi Minh City Police Newspaper a publié plusieurs articles dénonçant les articles de Hoang Khuong et appelant à des « punitions » contre lui. Le 3 décembre 2011, la rédaction de Tuoi Tre l’a suspendu.

jeudi 24 novembre 2011

Les acteurs du Net dans la toile des dictatures


http://www.liberation.fr/tribune/01012372685-les-acteurs-du-net-dans-la-toile-des-dictatures

Un internaute sur trois dans le monde n’a pas accès à un Internet libre. Une soixantaine de pays pratiquent la censure et d’autres pourraient rejoindre leurs rangs bientôt : la censure du Web se banalise. Au moins 123 blogueurs et Net-citoyens sont derrière les barreaux. Les révolutions arabes ont mis en avant leur rôle dans des pays où les médias traditionnels sont muselés. Ces nouveaux militants de l’information ont payé cher leur engagement. Plusieurs ont perdu la vie, en Libye ou au Yémen. D’autres ont été incarcérés à Bahreïn ou en Syrie. Au Caire, le premier prisonnier politique depuis la chute de Moubarak est un blogueur.

Dans l’ère du «Control 2.0», la stratégie des régimes autoritaires s’est affinée. Cyberattaques en Chine, ralentissement de la connexion en Birmanie, coupure du réseau en Egypte ou en Libye, cyberpolice en Iran ou au Vietnam, redirection des sites indépendants vers des publications progouvernementales en Biélorussie, blogueurs payés pour nettoyer la Toile en Russie… Vaste est la palette des outils de censure.

Après les sites, les blogs, les forums de discussion et les plateformes d’échange de vidéos, c’est au tour des réseaux sociaux d’être dans l’œil du cyclone. Récemment, le bureau d’information et d’Internet du gouvernement chinois a réuni les grandes entreprises nationales pour leur demander de contribuer au développement d’un Web «harmonieux». Dorénavant, les patrons de Weibo (équivalent chinois de Twitter) et de QQ (messagerie instantanée la plus utilisée) ont pour mission d’épurer les réseaux de toute information dérangeante. Les émeutes en Mongolie intérieure ou les immolations de Tibétains ne doivent plus être relayées sur le Net.

D’autres entreprises sont genoux à terre devant les censeurs. En Chine toujours, Microsoft a signé un partenariat avec Baidu. Sur ce moteur de recherche local, les requêtes effectuées à partir des termes «6-4» (pour «4 juin», date du massacre de la place Tiananmen en 1989), «indépendance Tibet», «démocratie» et «droits de l’homme» sont bloquées.

L’entreprise américaine Cisco Systems a fourni le matériel nécessaire à la construction de la «grande muraille électronique», le système de filtrage le plus sophistiqué à ce jour. En 2008, un document présenté au Congrès américain montrait que la firme avait expliqué à la police chinoise comment repérer les membres du mouvement spirituel Falun Gong, interdit dans le pays et dont les adeptes sont sévèrement réprimés.

Le printemps arabe a mis à jour d’autres pratiques condamnables. Mobinil, Etisalat, Vodafone, ainsi que les fournisseurs d’accès Linknet et TE Data sont sous le coup de poursuites judiciaires en Egypte. Ils sont accusés d’avoir coupé l’accès aux réseaux et, par extension, de porter une responsabilité dans la mort de manifestants lors des affrontements sur la place Tahrir, en février.

Ces informations ravivent le débat sur la responsabilité des acteurs du Net lorsqu’ils travaillent dans des environnements répressifs. Comment Microsoft et les autres majors du Web peuvent-elles empêcher les gouvernements chinois et russe d’utiliser leurs technologies à des fins de répression politique ? Aujourd’hui, seule la voie législative peut modifier la donne. Le Global Online Freedom Act (Gofa) est peut-être la dernière carte à abattre pour tenter de concilier business et respect des droits de l’homme. Cette proposition de loi du député républicain Chris Smith est destinée à empêcher les entreprises américaines de collaborer avec les pays qui restreignent l’accès au Net. En France, Bernard Kouchner s’était, un temps, pris à rêver d’un Gofa à l’européenne. Depuis son départ du gouvernement, le sujet n’est plus d’actualité. Lors du récent e-G8 organisé à la demande de Nicolas Sarkozy pour réguler le Web mondial, le thème ne figurait même pas dans le programme.

dimanche 20 novembre 2011

La manifestation à Rennes le 19/11/2011

Le comité pour la libération de Nguyen Tien Trung remercie tous les participants à la manifestation le 19/11/2011.



samedi 19 novembre 2011

Soutenons le blogueur Nguyen Tien Trung, emprisonné depuis plus de deux ans

Reporters sans frontières exprime sa vive inquiétude sur le sort du blogueur et militant démocrate Nguyen Tien Trung, détenu depuis plus de deux ans au Vietnam et condamné, en janvier 2010, à sept ans de prison et trois ans d’assignation à résidence pour "subversion".

"Nous demandons la libération immédiate et inconditionnelle de Nguyen Tien Trung. Les accusations proférées à son encontre sont fabriquées de toutes pièces. Nguyen Tien Trung n’a jamais mis en danger l’Etat vietnamien. Il n’a fait que s’exprimer librement, un droit garanti par la Constitution de son pays, a déclaré l’organisation. Les autorités souhaitent faire de lui un exemple et intimider les étudiants vietnamiens qui, après avoir étudié à l’étranger, rentrent chez eux et revendiquent plus de liberté."

Diplômé de l’école d’ingénieurs INSA de Rennes (France), Nguyen Tien Trung avait été arrêté au domicile de ses parents à Ho Chi Minh-Ville, le 7 juillet 2009, pour "propagande contre l’Etat", en vertu de l’article 88 du Code pénal. Une télévision gouvernementale a diffusé des aveux enregistrés du jeune homme. Sous la contrainte, Nguyen Tien Trung a reconnu, devant la justice, avoir violé la loi et avoir été influencé par les valeurs occidentales, mais sans avoir l’intention de renverser le pouvoir, ce qui aurait été pris en compte par le juge. Le 20 janvier 2010, il a été reconnu coupable d’avoir "mis en danger la sécurité nationale", en "organisant des campagnes en collusion avec des organisations réactionnaires basées à l’étranger", destinées à "renverser le régime du peuple" sur Internet.

Sa famille avait alors fait part de sa volonté de poursuivre la mobilisation pour obtenir sa libération. Elle avait souligné que Nguyen Tien Trung n’avait jamais eu pour intention de renverser le gouvernement, mais simplement exercé ses droits de citoyen.

Son comité de soutien a publié sur son site une tribune de Philippe Echard, son ancien professeur à l’INSA : "Cela fait tout drôle quand on est enseignant d’imaginer que l’étudiant que l’on a eu en cours, avec lequel on a eu quelques discussions et sûrement une attention particulière parce qu’il est étranger, est aujourd’hui en prison, à l’autre bout du monde, dans son propre pays, et sous le coup d’accusations graves. (…) Et pourquoi est-il en prison ? Pour s’être exprimé librement. Pour avoir critiqué l’enseignement universitaire du Vietnam. Pour avoir appelé, comme de nombreux autres intellectuels de son pays, à plus de libertés, à plus de démocratie."

Le comité appelle à la mobilisation : "Le pire qui puisse arriver à Trung, c’est qu’on l’oublie petit à petit". Les amis et les proches de Nguyen Tien Trung ont relancé les actions pour obtenir sa libération. Signez la pétition sur http://freetrung.tk

La Semaine de la Solidarité internationale est un grand rendez-vous national de sensibilisation à la solidarité internationale et au développement durable. Plusieurs manifestations sont organisées en France. Le comité pour la libération de Nguyen Tien Trung, présidé par M. Philippe Echard, intervient, le 18 novembre 2011, sur la cyberdissidence au Vietnam et reviend amplement sur le cas de Nguyen Tien Trung. Le 19 novembre 2011 à 14 heures, le comité organise un rassemblement à la place de la Mairie de Rennes, avec la participation des professeurs, des étudiants de l’INSA, et de tous ceux qui soutiennent Nguyen Tien Trung.

A cette occasion, Reporters sans frontières se joint au comité pour demander la libération de Nguyen Tien Trung.

Déclaration de Jean-François Julliard, Secrétaire général de Reporters sans frontières, à l’occasion de l’intervention du comité pour la libération de

A l’occasion de la Semaine de la Solidarité internationale, et plus de deux ans après sa condamnation, nous souhaitons réaffirmer notre soutien à Nguyen Tien Trung et sa famille. Nous poursuivons nos efforts pour obtenir sa libération et nous continuons à défendre le droit à la liberté d’informer au Vietnam.

Le 2 septembre 2011, à l’occasion de la fête nationale vietnamienne, nous avons adressé un courrier au Premier ministre Nguyen Tan Dung. Le gouvernement avait alors annoncé l’amnistie de plus de 10 000 détenus. Nous avons également demandé la libération de tous les prisonniers de conscience, en attirant l’attention du Premier ministre sur le sort des trois journalistes et des dix-sept blogueurs toujours emprisonnés, dont Nguyen Tien Trung fait partie. A ce jour, cette lettre reste sans réponse.

La situation des droits de l’homme et de la liberté d’expression s’est dégradée dans le pays ces dernières années, et les vagues d’arrestations se poursuivent. Aujourd’hui, le Vietnam est la deuxième prison du monde pour les net-citoyens, après la Chine. La plupart d’entre eux sont inculpés, comme Nguyen Tien Trung, pour "subversion" ou "tentative de renversement du régime du peuple", en vertu de l’article 88 du Code pénal.

Pourtant, la Constitution vietnamienne garantit, dans plusieurs de ses dispositions, les droits de l’homme et la liberté d’expression. L’article 43, par exemple, donne aux citoyens le droit de prendre part aux affaires publiques et sociales, en débattant de problèmes locaux ou nationaux, et de faire des pétitions ou des recommandations aux organes de l’Etat et de participer aux référendums organisés par l’Etat. Que justifie alors la détention de Nguyen Tien Trung pour des écrits destinés au gouvernement, traitant de la politique d’éducation du pays et de prises de positions prodémocratiques ? L’article 69 garantit la liberté d’expression et la liberté de la presse. Les citoyens ont le droit d’être informés, ainsi que de se réunir en assemblée, en association ou de manifester, dans le respect de la loi. Pourquoi lui avoir reproché une éventuelle appartenance au Parti démocratique du Vietnam ? Enfin, l’article 71 protège l’intégrité physique, la vie privée, la santé, l’honneur et la dignité des citoyens. Nul ne peut être arrêté sans un mandat de la Cour populaire, ou un mandat de ou ratifié par l’Inspection populaire sauf dans le cas où il ou elle est pris en violation flagrante de la loi. Nguyen Tien Trung n’a fait que clamer son désir de voir de tels principes appliqués et respectés. Il a pourtant été accusé de "propagande contre l’Etat".

Peu de temps après le 66ème anniversaire de l’indépendance, en septembre 2011, nous avions accueilli avec satisfaction la libération de plus de 10 000 prisonniers. Aujourd’hui, nous prions urgemment les autorités vietnamiennes d’étendre cette amnistie à Nguyen Tien Trung, ainsi qu’à tous les prisonniers politiques.

Jean-François Julliard, Secrétaire général de Reporters sans frontières

Médias et politique pour produire la liberté - Ouest France

Un vent de liberté et de solidarité soufflait, hier soir, à la Maison Internationale de Rennes où le publique était appelé à réfléchir et à dialoguer sur les médias et la politiques

Autre réalité, autre inégalité encore au Vietnam où un ancien étudiant de l'Insa de Rennes, Nguyen Tien Trung, a été condamné l'an dernier, à sept ans de prison et 3 ans de résidence surveillée pour "dissidence".

Pour assurer le soutien et la défense de ce cyber dissident, un comité de soutien à la libération de Nguyen Tien Trung s'est créée. Son président, Philippe Echard, en compagnie du frère de Nguyen Tien Trung, Nam, a retracé cette invraisemblable situation, vue depuis l'occident, "Il se bat pour le droit à la liberté d'informer dans un pays qui est la deuxième prison du monde pour les Nets Citoyens, après la Chine", a déploré M. Philippe Echard.

La Ville de Rennes, la région Bretagne, d'autres institutions, des particuliers et des associations soutiennent le comité. Une pétition circule sur l'internet ( liberez-nguyentientrung.blogspot.com ), et le comité, qui appelle à un rassemblement, ce samedi, à partir de 14h, place de la Mairie, peut être joint (freetrung@gmail.com)

jeudi 10 novembre 2011

La semaine de solidarité internationale à Rennes

Bonjour,
La semaine de solidarité internationale aura lieu du 9 novembre 2011 jusqu’au 19 novembre 2011, à la Maison Internationale de Rennes (7 Quai Chateaubriand, 35000 Rennes, France)

A cette occasion, le comité pour la libération de Nguyen Tien Trung interviendra le 18/11 avec la présentation de M. Philippe Echard, le président du comité, du sujet des cyberdissidents vietnamiens, et particulièrement le cas de Nguyen Tien Trung. Le discours commencera à 18h30 et ensuite la conférence sur le thème « démocratie, droits de l’homme et pratique politique : le rôle des médias » à 20h30 jusqu’au 22h.

Le samedi 19/11 à 14h, un rassemblement à la place de la Mairie, Rennes, avec la participation des professeurs, les étudiants de l’Insa de Rennes et tous ceux qui soutiennent Nguyen Tien Trung.Vos participations à ces deux évènement sont bienvenues.

Bien cordialement,
Comité pour la libération de Nguyen Tien Trung,

dimanche 31 octobre 2010

RSF: lettre ouverte à Hillary Clinton à la veille de sa visite à Hanoi

A l’attention de Madame Hillary Clinton
Secrétaire d’Etat
Washington DC
Etats-Unis
Paris, le 18 octobre 2010

Objet : Déplacement à Hanoï dans le cadre de la conférence de l'Association des Nations de
l'Asie du Sud-Est (ASEAN).

Madame la Secrétaire d’Etat,

A l’occasion de votre prochaine visite à Hanoï, le 30 octobre 2010, Reporters sans frontières vous demande de bien vouloit aborder, avec vos interlocuteurs, la question de la libération des journalistes et cyberdissidents emprisonnés, en évoquant en particulier les cas de Pham Minh Hoang, Nguyen Tien Trung et Le Cong Dinh. Une rencontre avec leurs familles ou d'autres défenseurs des droits de l'homme s'inscrirait dans la lignée de votre discours du 21 janvier 2010, en faveur de la liberté d’expression.

Le Cong Dinh, cyberdissident et célèbre avocat, a été condamné, le 20 janvier 2010, à cinq ans de prison ferme. Nguyen Tien Trung, blogueur et militant démocrate, a écopé de sept ans. A ces peines s’ajoutent trois ans d’assignation à résidence. Tous deux ont été reconnus coupables d’avoir "mis en danger la sécurité nationale", en "organisant des campagnes en collusion avec des organisations réactionnaires basées à l’étranger", destinées à "renverser le régime du peuple avec l’aide d’Internet".

Pham Minh Hoang, blogueur (www.pkquoc.multiply.com), a été officiellement inculpé le 29 septembre dernier, après un mois et demi de détention au cours duquel sa famille est restée sans nouvelles de lui. Il est lui aussi accusé d'"avoir mené des activités en vue de renverser le gouvernement", mais également d’être membre du parti d’opposition Viet Tan, qualifié par les autorités d’"organisation terroriste". Son épouse a rejeté ces accusations. Selon elle, son mari a été arrêté pour son opposition aux projets d’exploitation de mines de bauxite par une entreprise chinoise dans la région des Hauts-Plateaux du centre du Viêt-nam et ses conséquences pour l'environnement. D'autres journalistes et blogueurs ayant tenté de couvrir sujet ont eux aussi été arrêtés, à l'instar de Bui Thanh Hieu.

Alors que la situation des droits de l'homme se détériore à l’approche du Congrès du Parti communiste prévu au début de 2011, Reporters sans frontières rappelle que le Viêt-Nam
s'était engagé, en 2006, à concilier son développement économique avec le respect des libertés fondamentales de ses concitoyens, à l'occasion de son entrée dans l'OMC. Le Viêt-
Nam est signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui consacre la liberté d’expression et d’opinion comme un droit fondamental qui doit pouvoir s’exercer librement.

Depuis 2009, le gouvernement a pourtant renforcé son contrôle sur les médias et sur Internet. La censure de contenus politiques en ligne s'est durcie, tout comme la répression contre les blogueurs et les net-citoyens qui traitent de sujets sensibles. Les cyber-attaques à l'encontre des sites critiques envers le gouvernement se sont multipliées. La "Circulaire n°7" de janvier 2009 ordonne que les blogs ne fournissent que des informations strictement personnelles (art.1), interdisant ainsi la diffusion d'articles de presse. Le ministère de la Sécurité publique est également impliqué dans la surveillance de la Toile. Le Viêt-Nam figure dans la liste des "Ennemis d'Internet" dressée par Reporters sans frontières.

Lors de votre discours historique de janvier dernier, vous aviez affirmé très clairement le soutien des Etats-Unis à la liberté d'expression et d'opinion sur Internet, déclarant que les Etats-Unis ont la « responsabilité » de préserver cet « outil de développement économique et social ». Nous vous demandons aujourd’hui de défendre ces principes auprès du Viêt-Nam, deuxième prison du monde pour les net-citoyens, avec seize cyberdissidents et trois journalistes. A l’occasion de la fête nationale vietnamienne, le 2 septembre 2010, le gouvernement avait annoncé une amnistie de détenus. Pourtant, aucun défenseur de la liberté
d'expression n'a encore été libéré.

Notre organisation espère pouvoir compter sur votre soutien à la liberté d'expression en ligne et à ceux qui luttent chaque jour pour défendre le droit à l'information.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à notre demande, et je vous prie d’agréer, Madame la Secrétaire d’Etat, l’expression de ma haute considération.

RSF adresse une lettre ouverte à Hillary Clinton à la veille de sa visite à Hanoi


(RSF/IFEX) - Le 29 octobre 2010 - À l'approche de sa visite à Hanoï, le 30 octobre 2010, Reporters sans frontières a adressé un courrrier à la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, demandant aux États-Unis d'aborder avec les autorités vietnamiennes la question de la libération des journalistes et cyberdissidents emprisonnés, en évoquant en particulier les cas de Pham Minh Hoang, Nguyen Tien Trung et Le Cong Dinh.

Le Cong Dinh, cyberdissident et célèbre avocat, a été condamné, le 20 janvier 2010, à cinq ans de prison ferme. Nguyen Tien Trung, blogueur et militant démocrate, a écopé de sept ans. A ces peines s'ajoutent trois ans d'assignation à résidence. Tous deux ont été reconnus coupables d'avoir "mis en danger la sécurité nationale", en "organisant des campagnes avec le soutien d'organisations réactionnaires basées à l'étranger", destinées à "renverser le régime du peuple avec l'aide d'Internet".

Pham Minh Hoang, blogueur franco-vietnamien ( http://www.pkquoc.multiply.com ), a été officiellement inculpé le 29 septembre dernier, après un mois et demi de détention au cours duquel sa famille est restée sans nouvelles de lui. Il est lui aussi accusé d'avoir mené des activités pour renverser le gouvernement. Selon son épouse, le blogueur a été arrêté pour son opposition aux projets d'exploitation de mines de bauxite par une entreprise chinoise dans la région des Hauts-Plateaux du centre du Viêt-nam et ses conséquences pour l'environnement. D'autres journalistes et blogueurs ayant tenté de couvrir le sujet ont eux aussi été arrêtés, à l'instar de Bui Thanh Hieu.

Alors que la situation des droits de l'homme se détériore à l'approche du Congrès du Parti communiste prévu au début de 2011, Reporters sans frontières rappelle que le Viêt-Nam s'était engagé, en 2006, à l'occasion de son entrée dans l'OMC, à concilier son développement économique avec le respect des libertés fondamentales de ses concitoyens.

Depuis 2009, le gouvernement a pourtant renforcé son contrôle sur les médias et sur Internet. Les cyber-attaques à l'encontre des sites critiques envers le gouvernement se sont multipliées.

Lors d'un discours historique en janvier dernier, Hillary Clinton avait très clairement exprimé le soutien des Etats-Unis à la liberté d'expression et d'opinion sur Internet, déclarant que les Etats-Unis ont la "responsabilité" de préserver cet "outil de développement économique et social".

Reporters sans frontières demande aujourd'hui à Mme Clinton de défendre ces principes auprès du Viêt-Nam, l'une des plus grandes prisons du monde pour les professionnels des médias et les net-citoyens, avec seize cyberdissidents et trois journalistes derrière les barreaux.

Reporters sans frontière adresse une lettre ouverte à Hillary Clinton à la veille de sa visite à Hanoi

Source: RSF

A l’approche de sa visite à Hanoï, le 30 octobre 2010, Reporters sans frontières a adressé un courrrier à la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, demandant aux Etat-Unis d’aborder avec les autorités vietnamiennes la question de la libération des journalistes et cyberdissidents emprisonnés, en évoquant en particulier les cas de Pham Minh Hoang, Nguyen Tien Trung et Le Cong Dinh.

Le Cong Dinh, cyberdissident et célèbre avocat, a été condamné, le 20 janvier 2010, à cinq ans de prison ferme. Nguyen Tien Trung, blogueur et militant démocrate, a écopé de sept ans. A ces peines s’ajoutent trois ans d’assignation à résidence. Tous deux ont été reconnus coupables d’avoir "mis en danger la sécurité nationale", en "organisant des campagnes avec le soutien d’organisations réactionnaires basées à l’étranger", destinées à "renverser le régime du peuple avec l’aide d’Internet".

Pham Minh Hoang, blogueur franco-vietnamien (www.pkquoc.multiply.com), a été officiellement inculpé le 29 septembre dernier, après un mois et demi de détention au cours duquel sa famille est restée sans nouvelles de lui. Il est lui aussi accusé d’"avoir mené des activités pour renverser le gouvernement. Selon son épouse, le blogueur a été arrêté pour son opposition aux projets d’exploitation de mines de bauxite par une entreprise chinoise dans la région des Hauts-Plateaux du centre du Viêt-nam et ses conséquences pour l’environnement. D’autres journalistes et blogueurs ayant tenté de couvrir le sujet ont eux aussi été arrêtés, à l’instar de Bui Thanh Hieu.

Alors que la situation des droits de l’homme se détériore à l’approche du Congrès du Parti communiste prévu au début de 2011, Reporters sans frontières rappelle que le Viêt-Nam s’était engagé, en 2006, à l’occasion de son entrée dans l’OMC, à concilier son développement économique avec le respect des libertés fondamentales de ses concitoyens.

Depuis 2009, le gouvernement a pourtant renforcé son contrôle sur les médias et sur Internet. Les cyber-attaques à l’encontre des sites critiques envers le gouvernement se sont multipliées.
Lors d’un discours historique en janvier dernier, Hillary Clinton avait très clairement exprimé le soutien des Etats-Unis à la liberté d’expression et d’opinion sur Internet, déclarant que les Etats-Unis ont la « responsabilité » de préserver cet « outil de développement économique et social ».

Reporters sans frontières demande aujourd’hui à Mme Clinton de défendre ces principes auprès du Viêt-Nam, l’une des plus grandes prisons du monde pour les professionnels des médias et les net-citoyens, avec seize cyberdissidents et trois journalistes derrière les barreaux.

dimanche 5 septembre 2010

Appel à l’amnistie pour les journalistes et net-citoyens


Source: RSF

A l’occasion de la fête nationale viêtnamienne, le 2 septembre 2010, le gouvernement a annoncé une amnistie de détenus.

Reporters sans frontières réitère son appel en faveur des défenseurs des droits de l’homme, net-citoyens et journalistes injustement emprisonnés pour s’être exprimés. Les autorités doivent respecter leurs engagements et garantir la liberté d’expression. La libération des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des blogueurs serait un signe fort d’ouverture.

A la veille de cette amnistie, Reporters sans frontières souhaite attirer l’attention des autorités sur les trois journalistes Tran Khai Thanh Thuy, Truong Minh Duc et Nguyen Van Ly ainsi que sur les quinze net-citoyens Nguyen Van Tinh, Nguyen Manh Son, Nguyen Van Tuc, Ngo Quynh, Nguyen Kim Nhan, Pham Van Troi, Vu Hung, Nguyen Van Dai, Le Thi Cong Nham, Tran Quoc Hien, Truong Quoc Huy, Nguyen Hoang Hai (surnommé Dieu Cay), Nguyen Tien Trung, Nguyen Xuan Nghia et Le Cong Dinh.

Le 20 juillet, Jean-Francois Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières, a fait parvenir une lettre au Premier ministre Nguyen Tân Dung, afin de lui demander d’accorder l’amnistie à ces défenseurs des droits de l’homme, journalistes et blogueurs.

En 2006, le Viêt-Nam avait accepté de concilier son développement économique avec le respect des libertés fondamentales de ses concitoyens lors de son accession à l’Organisation mondiale du commerce. Le Viêt-Nam est également signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui consacre la liberté d’expression et d’opinion comme un droit fondamental qui doit pouvoir s’exercer librement.

jeudi 15 juillet 2010

L’amnistie annoncée par le Vietnam doit s’appliquer aux prisonniers politiques et d’opinion


Droits humains en Asie du Sud-Est
15 juillet 2010 par Nicole Kiil-Nielsen

http://europeecologie.eu/L-amnistie-annoncee-par-le-Vietnam

La sous-commission droits de l’Homme du Parlement européen a organisé ce matin une audition sur la situation des droits humains en Asie du Sud-Est.

Interpellant la représentante de l’ambassade du Vietnam, Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne (Verts/ALE) élue en France dans la circonscription Ouest, s’est appuyée sur le cas particulier de Nguyễn Tiến Trung pour évoquer le problème de la répression dont sont victimes les blogueurs pro-démocratiques pacifistes vietnamiens. Elle a souligné le fait que :

« Nguyễn Tiến Trung, qui a été étudiant à Rennes, ma ville, pendant cinq ans était non seulement un étudiant brillant mais est également un jeune homme ouvert sur le monde et attaché à son pays, le Vietnam. Il est notamment fondateur de l’Association des Jeunes Vietnamiens pour la Démocratie.

Or il a été arrêté le 7 juillet 2009, avant d’être très lourdement condamné le 20 janvier dernier à sept ans de prison. Son seul crime apparemment est d’avoir souhaité l’avènement d’un régime démocratique pluripartiste au Vietnam, ce qui a été considéré comme une tentative de "renverser le gouvernement du peuple" .

Le gouvernement vietnamien a annoncé une amnistie massive le 2 septembre prochain, à l’occasion de la fête nationale du Vietnam. Je souhaite évidemment qu’elle s’applique aux prisonniers politiques et d’opinion.

Le Vietnam est partie prenante du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui consacre la liberté d’expression et d’opinion comme un droit fondamental qui doit pouvoir s’exercer librement. Pourquoi le Vietnam ne respecte-t-il pas ses engagements internationaux ? L’UE estime que les pressions politiques conjuguées à un engagement constructif ont le plus de chance d’inciter le Vietnam à ouvrir davantage la société dans le respect de l’État de droit. C’est pourquoi le dialogue UE-Vietnam en cours sur les droits de l’Homme est crucial. »

jeudi 8 juillet 2010

Article sur Ouest-France, un an après l'arrestation de Trung


Il y a un an, Nguyen Tien Trung était arrêté au Vietnam
Justice mercredi 07 juillet 2010

Triste anniversaire. Il y a un an jour pour jour, un ancien étudiant rennais, Nguyen Tien Trung, était arrêté dans son pays, le Vietnam, pour « tentative de renversement du régime du peuple ». Il a été condamné à 7 ans de prison et 3 ans de résidence surveillée.

Trung a étudié cinq ans à Rennes de 2002 à 2007, année où il reçoit son diplôme de génie informatique de l’Institut national des sciences appliquées (Insa). Pendant ces années, le jeune homme qui a aujourd’hui 27 ans créé l’Association des jeunes Vietnamiens pour la démocratie, appelle dans son blog à plus de libertés. Durant un stage aux États-Unis, il rencontre des exilés vietnamiens ainsi que le Premier ministre canadien et l’ancien président George Bush père… Après ses études, il retourne au Vietnam. En mars 2007, il est appelé sous les drapeaux. Il est arrêté et mis en prison le 7 juillet 2009.

Depuis, un comité de soutien s’est formé avec des anciens camarades et professeurs de l’Insa. La Ville et la Région, tout comme Reporters sans frontières et Amnesty International, continue de faire pression pour sa libération. Pour eux, Trung a été pris comme exemple.

vendredi 7 mai 2010

Communiqué de presse du comité de soutien à Nguyen Tien Trung (7 Mai 2010)



Point sur l’état de santé de Nguyen Tien Trung détenu depuis le 7 Juillet 2009.

Selon ses parents, Nguyen Tien Trung serait en bonne santé. Il fait 1000 pompes par jours pour s’occuper. Il aimerait lire des livres d’informatique, mathématiques et romans en français et anglais mais il est interdit d’introduire dans la prison des ouvrages qui ne seraient pas en vietnamien.

Le comité de soutien à Nguyen Tien Trung s’est rassemblé les 1er et 2 mai 2010 à Rennes. Etaient présents : Quoc Nam et son épouse My Duyen (tous deux membres réguliers du comité), Hoai Nam Nguyen (frère de Nguyen Tien Trung et vice-président du comité), Philippe Echard (Président du comité) et son épouse Zoubida Jadda (membre régulière du comité), Marie-Jo Pédrono (membre régulier du comité) et Séverine Denis (Vice-présidente du comité).

Les activités du comité lors de ce week-end ont été :

- Le 1er mai : réunion « bilan » : bilan des activités déployées et de celles à mettre en place.

- Le 2 mai : visite d’une exposition sur les « boat people » au centre des « Champs Libres » à Rennes.

Lors de la réunion du 1er mai, le comité de soutien a décidé :

- De faire parvenir à Trung des colis de façon régulière. Ces colis contiennent uniquement de la nourriture.

- De renforcer ses actions en partenariat avec des comités de soutien impliqués dans la lutte pour la libération de dissidents vietnamiens.

La visite de l’exposition a été intense en émotions et nous a permis de mettre en parallèle le combat des boat people avec celui de Trung pour la liberté.

Le comité participera au rassemblement organisé par Amnesty International le 16 mai à Londres. Ce rassemblement a pour but de demander la libération des prisonniers politiques au Vietnam.

jeudi 29 avril 2010

Vietnam: les condamnés font appel (Figaro)

Source: Figaro
Les Vietnamiens condamnés à des peines allant jusqu'à seize ans de prison pour tentative de subversion du régime communiste de Hanoï devraient être jugés en appel le 11 mai à Ho Chi Minh-Ville (ex-Saïgon, sud), selon une source au sein de la Cour aujourd'hui.
"Le procès se tiendra le 11 mai", a-t-elle indiqué à l'AFP.

En première instance en janvier, Le Cong Dinh, avocat connu pour sa défense de confrères militants des droits de l'homme, Nguyen Tien Trung, blogueur-informaticien formé en France, et deux autres hommes, Tran Huynh Duy Thuc et Le Thang Long, avaient été reconnus coupables d'"activités visant à renverser l'administration du peuple". Le crime est passible de la peine de mort.

Selon la source au sein de la Cour, seuls Dinh, Thuc et Long, condamnés à des peines respectives de cinq, 16 et cinq ans de prison, ont fait appel.
Trung qui avait écopé de sept ans, ne conteste pas sa condamnation, mais parce qu'il est impliqué dans l'affaire, il devra tout de même être présent lors de l'appel, a-t-elle précisé.

En janvier, la Cour avait accusé les quatre hommes d'avoir porté "atteinte à la sécurité nationale". Elle leur avait reproché leur défense du multipartisme, une "collusion" avec des groupes "réactionnaires exilés à l'étranger" et d'avoir tenté de renverser le gouvernement par des moyens "non violents", notamment par de la "propagande" anti-régime sur internet.

Le procès, d'une journée, avait valu une pluie de critiques à Hanoï, de l'Union européenne, des Etats-Unis et d'organisations de défense des droits de l'homme et des médias.
Diplomates occidentaux et militants des droits de l'homme dénoncent depuis plusieurs mois une détérioration de la situation de ces droits au Vietnam. Certains n'excluent pas un lien avec l'approche du prochain congrès du Parti communiste au pouvoir, début 2011.
Depuis octobre, au moins 20 militants ont été condamnés à de la prison ferme dans le pays.

dimanche 14 mars 2010

Reporters sans frontières et Google remettent le Prix du Net-citoyen

Source: lematin.ch

À la veille de la Journée mondiale contre la cybercensure, Reporters sans frontières décernera ce soir le premier "Prix du Net-citoyen" avec le soutien de Google. La cérémonie se tiendra dans les locaux de Google France, à Paris, en présence du lauréat.

Les personnalités nommées pour le prix sont des journalistes professionnels, des blogueurs ou de simples internautes. Ils ont tous oeuvré pour la promotion de la liberté de circulation de l'information sur Internet, en étant auteur, ou simple relais d’articles sur Internet, ayant permis d'en porter la connaissance au plus grand nombre.

Le ou la lauréat(e) recevra une dotation de 3700 francs. Les nommés pour le Prix du Net-citoyen 2010 sont :

Yoani Sánchez, Cuba
Havanaise, née en 1975, Yoani Sánchez a contribué à la plateforme Internet dissidente, Desdecuba, avant de fonder en 2007 son propre blog, Generación Y. Blogueuse citoyenne, Yoani Sánchez entend par ce support contribuer à la fois à la promotion d’une société civile sur l’île, et rendre compte au plus près de la situation socio-économique de Cuba aujourd’hui. Yoani Sánchez défie pacifiquement le régime castriste qui ne tolère pas de presse en dehors du contrôle direct de l’État. L’île compte à ce jour vingt-cinq journalistes emprisonnés pour leur dissidence et Internet y est sévèrement contrôlé. Après une timide période d’ouverture inaugurée par l’accession de Raúl Castro au pouvoir, Yoani Sánchez a récemment dénoncé les obstacles dont font toujours l’objet des Cubains voulant accéder à une meilleure connexion dans les grands hôtels touristiques. Lauréate du prix Ortega y Gasset décerné par le quotidien El País, Yoani Sánchez n’a jamais obtenu d’autorisation de sortie de l'île.

Tan Zuoren, Chine
Originaire de Chengdu, Tan Zuoren est emprisonné pour avoir enquêté sur les suites du tremblement de terre qui a ravagé sa province du Sichuan (Sud-Ouest). Ecrivain environnementaliste et ancien rédacteur du magazine Wenhuaren (Les intellectuels), il a également collaboré avec le site 64tianwang.com du cyberdissident Huang Qi, également emprisonné. À la suite du terrible séisme du Sichuan, Tan Zuoren, soutenu par l’artiste d'avant-garde Ai Weiwei, s'est lancé dans une enquête pour établir le nombre d’enfants tués par l'effondrement de leurs écoles. Il met alors en place "L'archive des étudiants du 12.05" qui vise à collecter une base de données sur les jeunes victimes de ces bâtiments de mauvaise qualité surnommés les "écoles en tofu". Le blogueur appelle les internautes à se mobiliser pour établir la vérité. Tan Zuoren est harcelé par les autorités chinoises, avant d'être arrêté le 28 mars 2009, et accusé "d’incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat". Il a été condamné à cinq ans de prison le 9 février 2010.

Tamer Mabrouk, Egypte
Tamer Mabrouk est le premier blogueur égyptien poursuivi en justice par une entreprise. En mai 2009, il a été condamné à payer une lourde amende (45 000 livres égyptiennes soit environ 8000 francs) pour “diffamation” et “outrage” à l'encontre de l'entreprise Trust Chemical Company. Face au silence d'autorités visiblement complices, Tamer Mabrouk a utilisé son blog pour révéler l’implication majeure de cette société dans la dégradation de l’environnement, les pratiques de licenciements abusifs et la corruption des notables locaux. Tamer Mabrouk est le symbole d’un mouvement de protestation sur Internet issu de la population égyptienne. En dépit de nombreuses sanctions judiciaires, une blogosphère a réussi à s’imposer en devenant un refuge pour la liberté d’expression. L’Egypte compte le plus fort taux de pénétration d’Internet sur le continent africain avec 20% de sa population qui surfe sur la Toile. Cet engouement pour l'information en ligne a conduit à un durcissement de la réponse gouvernementale et judiciaire. Une plainte par jour est déposée contre un journaliste ou blogueur égyptien depuis le début de l’année 2009. Malgré des conditions de vie précaires et son isolement suite à sa condamnation, Tamer Mabrouk continue de publier sur son blog.

Ingushetiyaru, Russie
Ingushetiyaru est le seul portail d’information indépendant en ingouche, langue parlée en Ingouchie et en Tchétchénie. Dans l’environnement difficile de ces deux républiques du Caucase russe, en proie à la violence et à des gouvernements provinciaux répressifs, Ingushetia.org remplit sa mission avec courage et ténacité. Le site traite principalement des conditions de vie des populations, et s’est fait une spécialité d’enquêter sur les violations des droits de l’homme et les disparitions de civils. Cette audace lui a valu de nombreuses poursuites judiciaires. Le 26 mai 2006, un tribunal de Moscou ordonne la suspension du site pour "extrémisme" ; son propriétaire, Magomed Yevloyev, est alors prié de "cesser toute activité sur Internet". A la réouverture du portail, les autorités tentent de dévier le flux des internautes vers un site pornographique et créent ingushetiyaru.net pour tromper les lecteurs. Le 31 août 2008, Magomed Yevloyev est abattu après son arrestation par des membres du ministère ingouche de l’Intérieur. La rédactrice en chef trouve refuge à l’étranger pour sauver sa vie et celle de ses enfants. Privé de moyens financiers après l’assassinat toujours impuni de son propriétaire, l’exil de sa rédactrice en chef et les cyber-attaques dont il est fréquemment l’objet, le site persévère dans son travail d’information au milieu du désert médiatique ingouche.

Nguyen Tien Trung, Vietnam
C'est lors de ses études d'ingénieur en France que Nguyen Tien Trung a entamé son engagement en faveur de la démocratie dans son pays d'origine. Né en 1983, le jeune blogueur s'est fait connaître en publiant sur Internet une lettre ouverte au ministre de l'Education critiquant la main-mise idéologique sur l'enseignement au Vietnam. Diplôme en poche, il a créé une association de jeunes démocrates, tout en continuant à diffuser sur Internet des articles et commentaires sévères à l'encontre des autorités d'Hanoï. De retour au Vietnam, harcelé par les autorités, Nguyen Tien Trung est appelé à effectuer son service militaire, en mars 2008. Mais il ne rentre pas dans le rang et refuse de prêter allégeance au Parti communiste. Début juillet 2009, il est expulsé de l'armée et arrêté dans la foulée. Le jeune homme est détenu pendant plusieurs semaines au secret dans des conditions difficiles. La police lui extorque des aveux sur ses relations avec des organisations dissidentes basées à l'étranger. Jugé en même temps que trois autres militants, il est condamné, le 20 janvier 2010, à sept ans de prison, et trois ans d’assignation à résidence, pour « avoir mis en danger la sécurité nationale » en « organisant des campagnes en collusion avec des organisations réactionnaires basées à l’étranger », destinées à « renverser le régime du peuple avec l’aide d’Internet. »

Les cyberféministes iraniennes de "Changement pour l'égalité"
Conçu par une vingtaine de femmes, la plupart blogueuses et journalistes, le site Changement pour l’égalité a vu le jour en septembre 2006 pour promouvoir la campagne baptisée "Un million de signatures pour obtenir la modification des lois

discriminatoires envers les femmes". Près de quatre ans après le début de cette campagne, il est devenu une source d’informations de référence sur le droit des femmes dans la société iranienne. Dans un pays gouverné par le fondamentalisme, l’activité de ces “cyberféministes” a, par exemple, permis de remettre en cause un projet de loi facilitant la polygamie, début
septembre 2008. Les manifestations qui ont suivi l’élection présidentielle contestée de juin 2009 s'expliquent en partie par la participation exceptionnelle des femmes iraniennes au développement de la société civile. Au mépris des convocations incessantes et des fermetures répétées, les cyberféministes iraniennes ont créé de nouveaux espaces d'expression. Plus de cinquante militantes ont été convoquées, arrêtées et emprisonnées depuis le lancement du site. Les journalistes féminines en ligne révèlent au monde les exactions subies, ces derniers mois, par les manifestants et la population en général.

vendredi 5 février 2010

Manifestation devant l'Unesco à Paris, samedi 6 février 2010

Le rassemblement à côté du bâtiment de l'Unesco à Paris à l'occasion de la fête de nouvel an Vietnamien a eu lieu de 15h30 à 17h le 6 février 2010.
Les membres du Comité de soutien de NGUYEN Tien Trung étaient présents :
  • Hoai-Nam NGUYEN
  • Ke-Vu NGUYEN
  • Quoc Nam NGUYEN
  • Séverine Denis
Avec la participation officielle de Reporters Sans Frontières: Lucie Morillon et 4 autres collaborateurs de RSF.

Avec les mégaphones, Séverine Denis a informé les visiteurs sur la situation actuelle au Vietnam. Tout le monde a hurlé : « liberté pour tous, liberté pour Nguyen Tien Trung, liberté pour Le Cong Dinh… »
Les membres du comité de soutien portaient des masques pour symboliser l'interdiction de la liberté d'expression au Vietnam

Mr. NGUYEN Quoc-Nam est entré dans le bâtiment de l'UNESCO pour distribuer des tracts aux visiteurs et les informer de la situation réelle au Vietnam.
Quelques photos



Le contenu du tract distribué

Nouvel An Vietnamien (Têt) 2010 au Palais de l'UNESCO:

Appel à la conscience !

VOUS ALLEZ FETER DANS LA JOIE LE NOUVEL AN VIETNAMIEN organisé par « l’Union Générale des Vietnamiens de France » qui a décidé de célébrer l’arrivée de l’année du Tigre (Têt Canh Dân) avec un programme haut en couleurs et soutenu par le Parti Communiste Vietnamien.

Mais savez-vous ce qui se passe actuellement au Vietnam ?

Le Vietnam est encore sous le joug de la dictature communiste (comme la Corée du Nord ou la Chine). Une façade souriante destinée aux touristes cache les persécutions des démocrates, des intellectuels, des religieux qui ne demandent que la liberté de culte, d’expression, de penser, les libertés fondamentales de l’homme.

Aujourd’hui, nous sommes indignés par les arrestations de l’avocat défenseur des droits de l’homme Le Cong Dinh et des militants des droits de l’homme Nguyen Tien Trung, Le Thang Long, et Tran Huynh Duy Thuc . Le 20 janvier 2010 un procès politique digne des temps staliniens que l’on croyait révolus, s’est tenu. Ils ont été condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement.

Leur véritable crime, aux yeux des autorités, est d’avoir demandé plus de liberté dans leur pays. C’est une valeur universelle qui ne peut être qualifiée de crime ! Ils ont payé de leur liberté pour avoir exercé ce droit fondamental de penser et de revendiquer plus de liberté, plus de démocratie de manière tout à fait pacifique.

Le blogueur de 27 ans Nguyen Tien Trung par exemple a notamment pu expérimenter, au cours de ses études en France, la libre expression et apprécier le sens du mot démocratie. il a fondé l’Association « Assemblée des Jeunes pour la Démocratie au Vietnam ». De retour au Vietnam, il a osé persister à demander la démocratie pour son peuple. Nous vous parlons plus particulier de lui car il symbolise à nos yeux la jeunesse vietnamienne avec ses rêves d’une vie meilleure, jeunesse que le Parti Communiste Vietnamien est en train de bâillonner, persécuter, avec pour but de l’étouffer comme le Parti Communiste Chinois le fit à Tian An Men.

Quelle sera la prochaine étape pour ces contestataires au Vietnam ? L’exécution ignominieuse de traîtres à la patrie comme en Iran en ce moment même ?

Vous qui avez décidé d’assister à cette « Fête », sachez qu’un nombre innombrable de vietnamiens démocrates passeront cette nuit au fin fond d’une geôle sinistre…

APPEL A LA CONSCIENCE !

Demandez vous qui sont les organisateurs de ce spectacle, qui les soutient ? Ils ne représentent nullement la communauté vietnamienne de France.

Montrez leur ce tract. Il va de soi qu’ils vont tout nier en bloc avec indignation, mais alors recherchez par vous même sur Internet, renseignez vous auprès d’Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters Sans Frontières puisqu’en France vous avez cette chance inouïe de jouir de la liberté de rechercher des informations, de penser…et vous vous rendrez alors compte par vous-même de l’aberration, l’absurdité de ces arrestations et de quel côté doit se trouver l’indignation.

Nous sommes désolés de « gâcher un peu la fête » par ce tract perturbateur, car si vous êtes là ce soir, c’est que vous portez un intérêt à ce magnifique pays qu’est le Vietnam. Mais au nom du peuple vietnamien bâillonné, au nom de tous ceux qui croupissent actuellement dans les geôles communistes, au nom de la jeunesse vietnamienne qui aspire à vivre libre, nous nous devions de parler, de vous interpeller, car chacun sait :

« le silence est une seconde prison », il est aussi complice et peut tuer.

lundi 1 février 2010

On n'oublie pas Trung à l'INSA de Rennes



Le 30 janvier 2010 a eu lieu la journée portes ouvertes à l'Insa de Rennes.
Mme Marie-Jo Pédrono et M. Philippe Échard, M. Edouard Monnier et M. Miklos Molnar (du Comité de Soutien pour Trung), ont profité l'occasion pour tenir un stand afin d'informer les futurs étudiants sur le sort de Trung. Ils ont également distribué des tracts à tous les visiteurs.
Le public a réservé un accueil favorable à cette initiative.
De nombreux visiteurs étaient déjà au courant de la situation de Trung grâce aux journaux et aux reportages à la télé ou à la radio.
Les actions qui visent à réduire sa durée en prison vont continuer jusqu'à sa libération.

vendredi 22 janvier 2010

Revue de presse: Réaction internationale après le procès 20/01/2010

Vietnam : cinq à 16 ans de prison pour quatre dissidents accusés de subversion - AFP

Mercredi, le consul général américain, Kenneth Fairfax, a dénoncé un jugement contraire aux "obligations" internationales du Vietnam en matière de droits de l'Homme et appelé à la libération de tous ceux emprisonnés dans le pays pour "l'expression pacifique" de leurs opinions.

De 5 à 16 ans de prison ferme pour activités subversives - RSF

La famille de Nguyen Tien Trung, qui a fait ses études en France, a fait part à Reporters sans frontières de sa profonde déception face à "ce jugement trop sévère pour des activités pacifiques démocratiques. Nous dénonçons l’accusation portée contre Trung d’avoir tenté de renverser le gouvernement car il ne fait qu’exercer les droits d’un citoyen. Son but est d’assurer un avenir meilleur pour le Viêt-nam, démocratique et respecteux des droits de l’homme. Nous allons continuer la mobilisation pour obtenir sa libération au plus vite".

33 ans de prison ferme infligés en quelques heures à des net-citoyens et militants démocrates - RFI
Pour avoir reconnu leurs fautes à l'ouverture du procès, l'avocat Le Cong Dinh et l'ingénieur formé en France, Nguyen Tien Trung n'ont écopé respectivement que de cinq ans et de sept ans de prison. La peine la plus lourde a été prononcée contre le blogueur Thuc qui, à la barre, a refusé de reconnaître ses erreurs. Il fera seize ans de prison.

Vietnam : cinq à seize ans de prison pour quatre dissidents - Le Monde

Mercredi, Le Cong Dinh, 41 ans, et Nguyen Tien Trung, 26 ans, ont reconnu avoir violé la loi, à l'inverse de Tran Huynh Duy Thuc, 43 ans, et Le Thang Long, 42 ans, dont l'accusation a dénoncé l'attitude "défiante" devant la Cour. Tous ont vu leurs peines de prison assorties de résidence surveillée allant de trois à cinq ans.

Le Vietnam condamne des dissidents, l’Occident déplore - RFI

Pendant ce déplacement, François Fillon n’a pas hésité à citer en exemple le Vietnam comme un « modèle de développement en Asie ».
Au détour d’un toast avec son homologue, le chef du gouvernement français a tout de même évoqué la question des libertés. Paraphrasant François Mitterrand, le Premier ministre a dit sa « confiance dans le fait que l’ouverture économique et les réformes allaient de pair avec le renforcement des libertés publiques. »

mercredi 20 janvier 2010

Nguyễn Tiến Trung condamné à 7 ans de prison ferme à l'issue d'une parodie de procès (communiqué de presse)

Nguyễn Tiến Trung a été condamné ce mercredi 20 janvier à une peine de 7 années de prison ferme assortie d'une période de résidence surveillée de 3 ans.
Détenu depuis le 7 juillet 2009 à la prison de Hô-Chi-Minh-Ville au Viêt Nam, Trung était accusé par son gouvernement de « tentative de renversement du régime du peuple », pour s’être simplement exprimé librement dans son pays et avoir appelé à davantage de liberté et de démocratie.

Il a été condamné à 7 ans de prison à l’issue d’un simulacre de procès, qui aura duré moins d'une journée, pour 4 accusés.
Ingénieur diplômé en informatique de l’INSA de Rennes en 2007, après 5 années d’études en France, Trung a fondé l’Association des Jeunes Vietnamiens pour la Démocratie, qui a acquis une reconnaissance et une renommée internationales.

Le Comité de soutien à Trung dénonce cette parodie de procès dans un pays capable d’enfermer un homme libre en prison pour avoir simplement osé utiliser son droit à la liberté d’expression. Le comité condamne fermement l’issue de ce procès inéquitable, et appelle à la libération immédiate et sans condition de Trung. Le comité appelle enfin les organisations internationales à faire pression avec la plus grande fermeté sur le régime vietnamien.

Communiqué de presse du Comité de soutien à Nguyễn Tiến Trung, mercredi 20 janvier 2010
English version: Nguyễn Tiến Trung sentenced to 7 years of jail after a sham trial (Press Release)